au jour d'huit

Publié le par studyart


En week-end et malade.

Malade ? La grippe ? Non juste un rhume.

A soigner au rhum bien sûr ( avec un bon grog ).

Ce matin au réveil, nez bouché, mal de gorge... oula c'est pas très bon tout ça. Plus depuis la veille une incroyable envie de boire tout le temps ( premier signe d'irritation de la gorge ). Du coup hop on file se soigner dans la cuisine.

Ca m'a fait penser à ce truc de la grippe A. Et si c'était ça ? Putain en 1/100 sec j'ai cru que j'allais mourir. Merde! J'ai encore rien fait!

Et puis après ce 1/100 sec ... Bah non, tu va pas mourir maintenant. T'as largement le temps de voir venir. Un rhume, c'est rien, tu t'en est déjà taper pleins! Mais quand même ... si c'était plus grave qu'un rhume ? Ho tant pis, c'est comme ça! Après tout j'y changerais rien, le temps passe, souvent trop vite, et on ne prend pas le temps de vivre. A chaque moment se sentir vivant, se sentir être. C'est difficile. Non ? Et bien je ne me sens jamais autant vivante que quand je suis malade, parce que je vois le temps passer, par ce que je me fais chier. Et par ce que je passe du temps à penser. Un peu trop parfois. Donc mourir ? Pff pour quelqu'un d'autre, c'est pas encore mon tour. La mort je lui crache au nez à coups de grog au rhum et de dafalgans 1g.

A force de boire j'ai envie de pisser. ca aussi c'est se sentir être. Ressentir ce qu'il se passe dans son corps, autour de soi... Le seul truc qui m'ennuie c'est que je n'ai qu'une écharpe. Pas de quoi en changer quand je serais guérrie. Hum cool le bon nid à microbes. tant pis je n'en mettrais plus avant de rentrer à la maison. C'est pareil il faudra que je décontamine ma chambre à fond. Laver ma veste en laine aussi. Parce que se soigner c'est bien, mais entretenir les cultures de microbes, ça, ça craint. Donc merci aux gels désinfectants sans rinçage ! Ca va être utile.

Bref se rendre compte que d'un moment à l'autre, pour une connerie, on peut mourir... mais ça change quoi ? Après tout on ne s'en rendrait peut être même pas compte, ou juste quelques secondes... Et de toute façon que ça dure 0 ou 10 secondes, après on ne le saura même plus, vu qu'on sera mort. Pas d'accord ? Je ne sais pas si on peut contredire ça, à moins de penser que même mort on possède encore des sensations. Mais je ne crois pas vraiment en ces choses là. Donc dans cinq secondes je peux mourir, pour une connerie. Il suffit qu'un type se mette derrière moi, en pleins McDo, un flingue à la main, et me tre un coup en pleine tête. Pan! T'es morte. Mince c'est con ça. et après ? Ho oui certainement pleins de gens vont me pleurer... ou pas. Ma famille bien sûr, des amis... peut être... enfin je n'en sais rien. Et puis il faut se douter qu'un jour des gens pleureront pour moi, au lieu "d'à cause de moi". Mais ce n'est pas d'actualité puisque je suis encore bien vivante, et que je sens bien mes sinus et mon dos qui commence à être douloureux à force d'être sur ces "superbes" siège de "grand restaurent".

Envie d'une bonne douche chaude, ou peut être d'un bain... Mais je ne sais pas si c'est très bon quand on a déjà attrapé froid. C'est dingue cette flegme qui nous prend quand on est malade. Pas envie de bosser, cerveaux encombré, lui aussi, pas envie de ranger, de faire la vaisselle. Et tant pis si les autres trouvent une serviette de bain encore humide sur un dossier de chaise... Si j'allais mourir ils me pardonnerais, même si je suis "encore" vivante. Donc comme je suis "bien" vivante, pourquoi ne pas m'excuser aussi ? Tout simplement par ce que les gens prennent les faibles par pitié. C'est dégueulasse ! Comme cette fille au lycée à qui on ne pouvait rien dire par ce qu' "elle avait eu un cancer". Mais elle en était guérie bordel! C'est pas pour ça qu'il faut la privilégiée. Et je dirais même que justement, si elle a survécu à un cancer, elle peut supporter qu'on lui dise que c'est une princesse pourrie gâtée. Dire ce que l'on veut. Après tout les gens prennent ou pas, après c'est leur affaire. Ne pas s'attarder sur les détails déplaisants. Enfin j'ai beau écrire ça je me mets à chialer si on me dit un truc blessant. Mais bon... je suis comme tout le monde aussi, pas une Déesse.

Bref je ne vais pas tarder à rentrer au "chaud" et retenter de travailler sur cet atelier où il faut "faire exprès de négliger" mais sans le vouloir... encore un truc pour les skyzo... Un bon grog peut être, pour me soigner, et me saouler au passage pour plus trop savoir ce que je vais faire pour ce travail. Notation jeudi...

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